C’est grâce à ces chansons que Vadim devient francophone et francophile. Il fait ses premières traductions de Brel et les chante devant des spectateurs intrigués sur le Vieil Arbat, la rue moscovite devenue pendant « la perestroïka » un lieu d’expression artistique libéré de la censure. La chanson lui permet de poursuivre ses études, d’approfondir son talent d’interprète, de rencontrer de nouveaux publics.
Vient alors une autre époque, celle d’Eltsine, celle de l’ouverture, ou plutôt des ouvertures, pour ceux qui osaient. Et Vadim part à la découverte du pays brumeux de Jaques Brel, débarque dans les cafés chantants de Bruxelles, aborde les scènes des théâtres belges. En interprétant ce rebelle du « plat pays » en langue des steppes, il marie dans son âme, profondément slave, deux héritages culturels, passionnels et poétiques, russophone et francophone.
Il ne pouvait passer inaperçu. En 1999, la chaîne de télévision belge RTBF le choisit comme interprète de la chanson de Brel, « Ne me quitte pas », dans l’émission « Chanson du siècle ».
Le répertoire de Vadim Piankov s’enrichit, il enregistre des disques, avec ses textes et ceux de ses compagnons de route, Musset, Aragon, Nerval, Verlaine, Cocteau, Eluard, Apollinaire, Brassens et Barbara, Vissotsky et Okoudjava...
Cet artiste sans frontière s’installe en France, croise la route d'Allain Leprest qui l'invite au Festival de Ménilmontant, rencontre le pianiste Vadim Sher avec lequel il crée ESCALES au Festival d'Avignon Off 2010 et pousuit sa route...
MOSCOU - BRUXELLES - PARIS...